La mondialisation

La mondialisation qu’est-ce que c’est?

La mondialisation (ou globalization pour les anglo-saxons) est le processus d’ouverture de toutes les économies nationales sur un marché devenu planétaire. La mondialisation est favorisée par l’interdépendance entre les hommes, la déréglementation, la libéralisation des échanges, la délocalisation de l’activité, la fluidité des mouvements financiers, le développement des moyens de transport, de télécommunication. ..
Le terme de “mondialisation” est surtout utilisé dans le domaine économique, mais celle-ci touche à toutes les activités humaines : industrie, services, commerce, politique, social… Elle concerne aussi la et les échanges entre tous les individus de la Terre devenue “village planétaire” et entre les différentes cultures.
Il devient alors très difficile de fonctionner dans un marché uniquement national. C’est le cas par exemple des entreprises multinationales qui déterminent leurs choix stratégiques (localisation, approvisionnements, financement, circuits de commercialisation, recrutements, débouchés, investissements. ..) à l’échelle mondiale, en comparant les avantages et inconvénients que leur procurent les différentes solutions nationales possibles.

Avantage théorique de la mondialisation

Les partisans de la mondialisations soutiennent fermement qu’elle est une étape nécessaire pour permettre aux pays du tiers-monde de devenir des pays industrialisé s et développés, et ne plus être seulement des exportateurs de matières premières. Cette conviction s’explique théoriquement par le principe de l’avantage comparé énoncé au 17e siècle par D. RICARDO. Par les échanges interculturels, la mondialisation permettrait, à leur avis, à l’homme d’ouvrir ses horizons et de bénéficier à un coût relativement moins cher des biens et services en provenance du reste du monde.
Ainsi les défenseurs de la mondialisation néolibérale la présentent comme inéluctable, irréversible et incompatible avec les Etats-nations. Ces derniers sont stigmatisés en tant que structures trop anciennes et inadaptées, devant être remplacées par un gouvernement mondial.

Les critiques faites à la mondialisation.

· la déréglementation des économies nationales : La réussite des politiques économiques mises en œuvre par les autorités nationales des petits pays(économiquement parlant) dépend désormais de l’environnement international et surtout des orientations économiques des pays industrialisé s.

· la libéralisation exagérée des échanges ; avec mise en concurrence directe sur le marché mondiale de pays faibles économiquement avec les pays industrialisé s qui ont des avantages comparés sur tous les plans.

· l’hégémonie des grandes entreprises multinationales qui sont les fidèles représentants de ce système vampire que représente la mondialisation et qui aurait reçu comme feuille de route la ponction d’une part importante du capital financier tant cher au monde en développement ; lequel capital est retourné à ces pays sous forme de prêts et, d’aide publique au développement qui les témoigner de la très bonne mauvaise foi des pays riches, concepteurs même de ce système de mondialisation. .

· l’émergence d’un standard culturel, la normalisation des rapports humains et la disparition des particularismes .C’est l’élément psychologique de la mondialisation et consiste à un lavage de cerveau à l’endroit de ses victimes afin d’éviter d’éventuelles prise de conscience qui compromettrait le processus.

Les principes directeurs de la mondialisation

Le libre-échange. C’est un système économique qui prône la libre circulation des produits et services au sein d’une même zone géographique par la suppression des barrières douanières (droits et taxes) et de tout ce qui peut entraver le commerce.
Le libre-échangisme a été développé par les physiocrates du XVIIIe siècle qui faisaient de l’agriculture la principale source de richesse, comme François Quesnay (1694-1774) et les économistes libéraux du XIXe, qui défendaient la liberté du commerce et de l’entreprise comme les britanniques David Ricardo (1772-1823) et John Stuart Mill (1806-1873), à une période où la Grande Bretagne était la première puissance mondiale et était confronté à un problème de débouchés pour ses produits.
Plusieurs types d’accords internationaux ont été signés avec pour objectif de favoriser le libre-échange. On peut citer :

· accords bilatéraux de réciprocité commerciale entre deux pays,

· création de zones de libre-échange (Exemple : Union Européenne, Mercosur, ALENA, UEMOA)

· accords multilatéraux négociés au niveau de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).Eventuellemen t les fameux APE qui font couler beaucoup d’encre et de salive ces temps-ci. .

L’objection la plus sérieuse au libre-échange est celle de Robert Torrens (1780-1864) qui affirme qu’un pays “important” ou détenant un monopole peut fixer un niveau de droit de douane qui optimise les conditions de l’échange en sa faveur, d’où la nécessité de réciprocité commerciale.

La concurrence : En matière d’économie la concurrence est une forme d’organisation sociale des relations où domine un souci d’égalité des positions dans la relation économique entre celui qui offre (vendeur) et celui qui demande (acheteur). Dans ce système l’intervention de l’Etat dans la sphère économique se limite à garantir le libre jeu des règles de l’économie.

La concurrence est dites parfaite si les offreurs de produits ou de services vendent au prix du marché, aucun d’entre eux ne disposant du pouvoir de fixer les prix ou d’influencer les décisions des autres acteurs. Le prix résulte alors de l’affrontement et la négociation de l’ensemble des acteurs.

Les conditions théoriques nécessaires à une concurrence parfaite sont :

· L’atomicité : les acheteurs et les vendeurs sont suffisamment nombreux pour qu’une décision individuelle ne puisse conduire à une variation de l’offre ou de la demande. Cette condition est déjà faussée si des petits pays à structures économiques rudimentaires comme celles des PVD doivent faire face sur le marché mondiale à de géants économiques très industrialisé s.

· L’homogénéité des produits : les biens échangés sont semblables en qualité et en caractéristiques ; un produit de meilleure qualité constitue donc un autre marché. Cette condition est loin d’être respectée.

· La transparence de l’information sur tous les agents et sur le bien échangé. Sur le marché international l’information à un prix et cela fausse les règles de la concurrence.

En somme, la concurrence imparfaite qui est une situation où un des acteurs ou un groupe d’acteurs a la possibilité de fixer un prix, une quantité ou une qualité parait être la règle dans le cadre de la mondialisation des échanges.

L’Afrique vue sur le plan économique

Malgré la mise en œuvre de différentes politiques économiques depuis environ quarante ans [Planification (1960-1979), Programmes d’ajustement (1980-1999) et Stratégies pour la réduction de la pauvreté (depuis 2000)], la croissance économique de nombreux pays africains demeure toujours relativement faible contrairement à une croissance démographique élevée. Ce qui a pour conséquence de réduire le pouvoir d’achat des populations.

Quelques caractéristiques économiques de l’Afrique:

L’Afrique avec environ 800 millions d’habitants représentant 12% de la population mondiale ne réalise que 2% du PIB mondial et moins de 1% de la valeur ajoutée industrielle mondiale.

La part de l’Afrique dans les exportations mondiales n’atteint pas 2% des exportations des pays en développement.
-Dans les échanges internationaux, l’Afrique est marginalisée, car elle n’est destinataire que moins de 5% des flux des IDE en 2001.
La dette est un fardeau pour l’ASS. En % des exportations des biens et services, et du PNB, la dette extérieure atteint respectivement prés de 300% et 90,5% contre près de 200% et 40% pour les autres pays à faibles revenus et, près de 150% et 30% pour les autres pays à revenus intermédiaires.
Sur les 49 pays moins avancés dénombrés, 34 se trouvent en Afrique. La plupart de ces pays sont classés dans la catégorie des pays à faible niveau de développement humain.
Ainsi, il apparaît que sur le plan des activités économiques et des échanges, l’Afrique semble participer peu activement à l’économie mondiale. L’Afrique n’est donc présente sur l’échiquier économique planétaire que par le biais des dons et de l’aide publique au développement qui connaissent ces dernières années une baisse significative.

A propos de la place de l’Afrique dans ce système mondialisation.

La place qu’occupe l’Afrique dans la mondialisation tel dans sa forme actuelle est loin d’être reluisante. Cette place se limite pour l’essentiel à un rôle de :

· Pourvoyeur en main-d’eouvre bon marché sur le marché mondial.

· Approvisionnement de matières premières aux industries des pays développés.

· Déboucher pour les produits des grandes nations industrialisé es.

· Champ d’expérimentation des différentes politiques et théories économiques et de développement sous la bannière des institutions financières internationales et la complicité des dirigeants acquis à la cause des grandes puissances(PAS, les différentes stratégies de lutte contre la pauvreté…).

· Victime d’une ADP (Aide Publique au Développement) qui n’est rien d’autre qu’une dépense destinée à renforcer des structures génératrice de la misère (cadres juridiques, dépenses militaires, des projets de développement dont les frais de fonctionnements dépassent de loin les investissement effectifs à l’endroit des bénéficiaires…) .

Les conséquences les plus visibles et les plus criardes de cette mondialisation aveugle sur l’Afrique reste sans doute :

· Des troubles sociaux sans cesse qui sèment un peu partout sur le continent une instabilité politique généralisée ou le cas échéant des régimes totalitaires qui ne voient comme moyen de conserver le pouvoir autre que la ruse et la tyrannie. A ce propos je suis d’avis avec M.RAHNEMA qui trouve que même dans les pays qui sont fiers aujourd’hui d’avoir établi une démocratie sociale, le sort des gouvernement dépend désormais de deux facteurs qui échappent de plus en plus à leur contrôle :

1-Le maintien d’une croissance économique basée sur les principes sacro-saints de la loi du profit et de la concurrence internationale ;

2-La pression incontournable d’un électorat de plus en plus intoxiqué par les besoins fabriqués par le tandem économie-thecnologie et qui demande l’impossible à ses élus’ à savoir l’élévation continue de son niveau de vie (à l’image de celui des habitants des pays développés).

· L’ampleur et la persistance de la pauvreté avec en moyenne 50 à 60% des habitants vivant en dessous du seuil de pauvreté. Certes une lutte acharnée a été enclenchée par les institutions financières internationales contre ce phénomène mais tout porte à croire que ce processus est sans issue. Je trouve des similitudes entre les combats menés par ces institutions cotre la pauvreté et les offensives déclenchés par le monde dit civilisé contre le terrorisme ;une guerre contre x qui constitue l’ennemi à abattre mais qui, dans la pratique , montre qu’on ne connaît rien de cet ennemi ;une guerre dont les retombés risquent de toucher davantage ceux qu’on prétend aider ; une guerre enfin qui semble d’avantage motiver par la promotion d’une certaine image de ses initiateurs et des intérêts bien masqués de ceux qui l’entretiennent.

En conclusion nous vous proposons cette citation paru dans L’Atlas du Monde Diplomatique – 2006 – Afrique, miroir du monde “L’injustice de l’ordre économique mondial, fondé sur la primauté de l’argent et de la concurrence, se révèle particulièrement sur ce continent [Afrique], où ses dégâts se mesurent en termes de vie et de mort. Vue d’Afrique, la “mondialisation heureuse” apparaît comme ce qu’elle est : une sinistre escroquerie. “

OBIA

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